LOUBESS

Nouveau lieu, nouveau concept, dans cette boutique en plein cœur du Vieux-Port.
Chez « LouBess », du wolof « Quoi de neuf ? » et du provençal « Le », Oumy K., native de Dakar, fait la part belle au métissage !
LouBess mise ainsi sur l’artisanat africain, la création internationale et… marseillaise ! C’est ici que l’on retrouve des produits chinés directement chez des artisans du Mali, du Sénégal, du Burkina, d’Afrique du Sud ou du Cameroun mais aussi du Laos ou de la Colombie.

Coup de cœur pour les coussins en wax, pour les Baobab porte-bijoux et les paniers en osier tressé que toute la blogosphère s’arrache !

On craque aussi pour ce tapis en patchwork de peaux de chèvre réalisé par un guinéen et ces fauteuils en cuir et cornes de zébu créés par un maroquinier sénégalais.

En relation directe avec les artisans, Oumy peut tout créer sur mesure – boîtes, bijoux, mobilier, rideaux – et s’offre le plaisir de faire fabriquer quelques pièces qu’elle dessine.

Inspiration artistique enrichie de cultures mixtes.
Dans une volonté de surprendre, Oumy K. propose un univers moderne où se mélangent matériaux naturels et trouvailles de récupérations.

NOTRE HISTOIRE

* Qui est Oumy Kamara

Cette native de Dakar nous reçoit dans sa boutique LouBess, lieu de métissage, de partage et de solidarité située au coeur de la cité phocéenne. Après des études en Architecture à Rouen et elle a été décoratrice chez Habitat à Marseille pendant huit ans avant de se mettre à son compte.
Oumy Kamara est présidente de l’association  Les calebasses poussent à marseille , à l’origine de la Biennale Marseille – Dakar, créée en 2003. Elle est  aussi présidente de l’association Femmafi, fondée par des femmes noires et métisses qui militent pour la découverte et la rencontre du genre humain dans toute sa diversité.

* Pourquoi Loubess ?

Lou” veut dire “Le” en provençale et “Bess” veut dire “Nouveau” en wolof. C’est le nouveau lieu, le nouveau concept, les nouvelles idées puisque dans la boutique, il y a les créations africaines, de l’artisanat, des produits très traditionnels et d’autres issus du commerce équitable. On présente aussi des créatrices marseillaises de diverses origines, italiennes, espagnoles, croates, sud africaines…car avant d’être noires, jaunes ou vertes, on est avant tout des femmes et la valorisation des compétences féminines est quelque chose qui me tient énormément à coeur.

* Une aventure

Au Nord Ouest du Sénégal, le paysage rude, est essentiellement composé de dunes de sables, de baobabs et d’arbustes. L’aridité de la terre, n’offre aucune ressource à la population qui se voit obligée de partir ou de cultiver le manioc.

Dans la ville de Mekhe à 150km de Dakar, sur la nationale qui mène à Saint-Louis, les femmes ont pris les choses en main. On peut les voir le long de la nationale vendre le fruit de leurs productions, ou à l’intérieur des concessions confectionnant des paniers.

Partie à la recherche de champs de calebasses, Oumy K, s’engage sur un sentier dans un paysage marqué par la sécheresse.
Au détour d’un champ, une oasis : une grande place animée autour de laquelle se trouvent des concessions ..

C’est le village des vanneuses de Sine Kane : village crée il y a bientôt deux siècles par la famille Kane, fuyant le désert dans l’espoir d’une vie meilleure.

Comme leur Anciens, la chine les fascinait, aussi baptisèrent-ils le village Chine Kane qui devint avec le temps Sine Kane.
Les vanneuses s’y sont regroupées pour confectionner leur célèbres paniers, source de revenus indispensable à leur survie.

Séduite par ces beaux objets traditionnels et émue par le courage de ces artisanes, Oumy K soutient leur action.